Bon, ben, heu, voilà quoi....

Bon, ben, heu, voilà quoi....
voilà, voilà
comme je disais dans mon blog "classique", voici un nouvel endroit ou je vais poster mes fanfictions en tout genre
enfin, j'espère!
il y a souvent du Yaoi, mais j'écris aussi des histoires plus classiques, et je ratisse large, de Harry Potter à Star Wars, en passant par les groupes que j'aime bien comme Nirvana ou les Sex Pistols, ou encore de nouveaux épisodes du "livre de jérémie"...

AVANT TOUTE CHOSE, mes textes sont déposés et protégés (eh oui, je me prends pour une artiste!).
Personne ne vous oblige à lire ce que je fais, alors si çà ne vous plaît pa, vous pouvez partir,je vous poursuivrais pas avec une hache! (quoique...)
et enfin,j'accepte les critiques, vraiment. Mais pas les injures ni les propos stupides. Il n'y a qu'avec votre avis que je peux m'améliorer, alors, n'hésitez pas!
Voilà, amusez vous bien!
# Posté le lundi 22 octobre 2007 15:36
Modifié le vendredi 29 février 2008 13:07

1ere fanfic en ligne!

1ere fanfic en ligne!
coucou!
je vais commencer par celle là puisque beaucoup me la réclament....



INTRO ET EXPLICATIONS

Ceci est une fanfiction sur les frères Kaulitz, à classer dans la catégorie "twincest"; à savoir, inceste entre jumeaux. Si çà vous dérange, personne vous oblige à lire.

Ah, et, moi je fais mumuse, mais il est évident que je ne suis pas payée pour çà et que les jumeaux n'appartiennent qu'à eux même. Cette histoire, par définition, est une FICTION. Ce qui veut dire que j'invente de toutes pièces l'histoire et les circonstances. Et toute ressemblance avec des faits réels, gnagnagna, vous connaissez la suite! Elle ne sera sûrement pas toujours drôle, ni toujours facile à lire, alors âmes sensibles, abstenez vous!

Pour ceux que çà intéresse, j'ai 23 ans, j'adore les fics, j'en lis depuis trois ans, mais, souvent déçue, j'ai commencé à écrire les miennes. Sur Harry Potter, Star Wars, Kurt Cobain, Sid Vicious et Nancy Spungen... Celle ci est ma première sur Tokio Hotel.Un de mes frères est fan, et en voyant leur petite bouille(aux jumeaux, pas à mes frères!), j'ai tout de suite eu l'inspiration.

Dans cette histoire, les jumeaux ont seize ans, vivent avec leur maman, font partie d'un groupe mais ne sont pas encore célèbres. Et au début de la fic, ils sont en vacances scolaires...

Le surnom que Tom donne à son frère, "Schnecke", est intraduisible en français. C'est comme çà que m'apellait mon grand'père, et c'est un surnom courant en Allemagne.Je l'ai déjà aperçu dans une autre fic.A la base, ce mot signifie "escargot", mais est utilisé de façon affectueuse, désignant plus "petite chose" ou "jeune fille". Mais je trouvais çà trop mignon, alors je l'ai laissé en Allemand.
Quand à celui que Bill donne à Tom, "Räuber", c'était celui de mon grand frère, et çà veut dire "pirate", "brigand". (mode 3615 mavie, moi ma maman elle m'apellait Maüsi, çà veut dire petite souris). Les autres mots ou expressions allemandes que j'utilise, je les traduit juste à côté en nda (nda=note de l'auteur). Ah, et je ne fait pas de POV (=point of view, point de vue de tel ou tel personnage). J'essaye de faire les choses de façon assez cohérentes pour qu'on comprenne qui pense quoi. Pour le reste, j'essaye toujours d'adapter ma façon d'écrire aux gens susceptibles de lire mes histoires, donc les critiques constructives sont les bienvenues, elles seront lues avec attention et je les tiendrait en compte.

J'ai eu la mauvaise idée de laisser les réflexions débiles qui me passaient par la tête. Elles sont entre parenthèses et signalées par des ° ° qui les encadrent.
Voilà, c'est à peu près tout. Enjoy...




1. le quotidien

Tom Kaulitz prenait tranquillement son petit déjeuner dans la cuisine. Sa mère jeta un coup d'oeil à la pendule et soupira.
"Tom, sois gentil, va réveiller ton frère..."
Il reposa bruyamment sa tasse sur la table ,en ronchonnant.
"Pff...non mais quelle marmotte aussi.On s'est pas couchés si tard que çà hier!", gromella t-il en se levant. Vraiment, son jumeau abusait! Déjà midi et pas encore levé! D'accord, ils avaient passé une bonne partie de la nuit à parler et à rire, comme toujours, mais six heures de sommeil, çà devrait suffire à tout le monde, non? Il monta l'escalier, entra dans la chambre qu'il partageait depuis toujours avec son double, et étouffa un fou rire. Son frère avait toujours eu le sommeil agité, mais, ces derniers temps, çà frisait la bouffonnerie.

Bill était encore tombé du lit, sans se rendre compte de quoi que ce soit. Les jambes restées sur le matelas, recouvertes par le pantalon de coton noir qu'il portait pour dormir, la tête et le haut du dos au sol, les bras écartés de chaque coté de la tête, le jeune homme dormait à poings fermés, ses longs cheveux formant comme un soleil noir autour de son visage pâle,(°rencontre coyote°) la bouche entr'ouverte, son torse se levant légèrement au rythme de sa respiration régulière. Le bas de son dos et son bassin, suspendus dans le vide entre le sol et le matelas, formaient un angle bizarre avec le reste de son corps, et accentuait les rainures de ses côtes. L'est cro mignon; se dit Tom, regardant son double endormi, attendri. Il semblait si bien, si calme... (°allez y, bavez, c'est fait pour...°)

Tom prit le temps de nouer ses dreadlocks qui lui pendaient bas dans le dos avec un bandana, puis se pencha sur son frère. Il souriait dans son sommeil. Pas pour longtemps, se dit le blond avec un sourire sardonique.Il lui donna un grand coup de pied dans les côtes: "Debout, Schnecke!"
Le brun sursauta, culbuta, s'empêtra dans ses draps sous le choc, et se retrouva cul par dessus tête. (°désolée, j'avais envie°)
"Aîiiieeeeeeeeeuuuh!T'es malade! 'Tain, çà fait trop mal, t'es vraiment con!"
Il se frottait la tête et les côtes devant son frère qui n'essayait même plus de cacher son hilarité (°ouh le vilain!°).
"T'es vraiment trop naze!", cracha le jeune homme, vexé, en s'asseyant par terre.
Son jumeau s'accroupit a ses côtés, ébouriffa la tignasse brune, embrassa le front meurtri.
"Allez, gueule d'ange.Maman pique sa crise parce que t'es pas avec elle."
"Oui mais tu pourrais me reveiller autrement quand même!", geignit le garçon, avec une moue boudeuse.
"Je reveille les filles d'un baiser et les garçons d'un coup de pied.", déclara le dreadeux d'un air solonnel. (°désolée, fallait que je la case, c'est une phrase reminiscente de mon ex°)
"Ouais,renifla Bill, comme si tu ramenais que des filles...Räuber."

Tom rougit. Bon, d'accord, il ramenait l'un ou l'autre, obligeant a chaque fois son frère à dormir dans la seconde chambre. Mais il était le seul au courant de sa bisexualité. Leur mère aurait fait une crise cardiaque si elle apprenait que son petit garçon si parfait s'envoyait allègrement en l'air avec tout ce qui bougeait (°et même avec ce qui bougeait pas.Ok, je sors...°).
"Bon, tu descends?"
"J'arrive."

Bill observa son jumeau sortir, s'étira langoureusement, comme un chat, en souriant. Même s'ils passaient leur temps à se vanner, ils s'adoraient. Ils ne pouvaient pas vivre l'un sans l'autre.Ils faisaient tout ensemble, depuis toujours.Pas un de leur souvenir n'était pas commun. Quand ils eurent douze ans, leur mère songea qu'ils étaient trop grands pour dormir dans la même chambre, dans ce grand lit, où, cachés sous la couette dont ils se faisaient une tente, ils parlaient des heures entières. Et quand ils avaient a nouveau déménagé, il y avait une chambre pour chacun. Ce fut une crise mémorable. Une Apocalypse dont leur mère se souvenait encore, à chaque fois qu'elle contrariait leurs projets communs.
flashback
"Pourquoi tu veux me séparer de mon frère ?",avait hurlé Tom
"Je refuse de dormir si Tom n'est pas avec moi!" , criait Bill
"T'es jalouse parce qu'on s'aime plus que toi!", crachait Tom
"Et si tu nous empêche d'être ensemble on t'aimera plus jamais et plus du tout!" (°et quand je serais grand, je prendrais de la drogue, na!°), vociféra Bill. Leur mère s'était couvert les oreilles pour ne plus entendre les hurlements de protestation. C'est qu'il avait de la voix, le petit Bill!
"Mais, mes amours, vous commencez a être grands...vous allez avoir des choses que...vous voudrez garder pour vous...plus tard, quand vous voudrez ramener des amies, vous serez contents d'avoir un espace a vous...et le docteur a dit que vous deviez apprendre a vivre l'un sans l'autre."
Elle avait cru bon de consulter un psychiatre, inquiète de voir qu'en dehors d'eux même, ils ne voyaient personne, ne s'amusaient qu'ensemble, rejetant toute autre compagnie.Le docteur en question avait trouvé leur relation exclusive malsaine, et avait conseillé une séparation immédiate. Au moins en ce qui concernait leur espace vital. Il préconisait de les changer d'école pour les désunir, mais elle n'avait pas osé leur dire, et, finalement, ne leur en parla pas.
"JAMAIS!", s'étaient ils écriés d'une même voix.

Leur mère avait fini par cèder, et la seconde chambre était finalement devenue une salle de jeux. Mais ils avaient à présent chacun leur lit.
fin flashback
Bill sourit à ce souvenir. Quand son frère lui avait demandé, deux ans plus tard, de dormir sur le canapé de la salle de jeux, il n'avait pas compris. Il s'était même mit à pleurer,croyant qu'il ne voulait plus rien partager avec lui. Alors Tom lui avait désigné du menton sa copine de l'époque,qui attendait sagement au bout du couloir que le garçon ait déménagé, et Bill avait rougi jusqu'aux oreilles en entendant son jumeau lui dire "Ce soir elle dort ici. Avec moi...Je vais quand même pas faire çà devant toi..."

Il avait passé la nuit sur le canapé.Mais il n'avait pas dormi. Trop occupé à essayer d'imaginer ce qui se passait exactement dans sa chambre. Dans leur chambre. Il n'était pas complètement ignorant, mais se représentait encore assez mal les choses, de façon plutôt naïve pour un garçon de quatorze ans. Il avait espionné son frère par le trou de la serrure, ne comprit pas grand chose au mont gesticulant sous la couette, ni aux phrases murmurées qui s'en échappaient.
Le sourire goguenard de son jumeau le lendemain le dépassait complètement.
"T'as écouté, hein?",avait il affirmé.
"Oui, mais j'ai rien compris", avoua Bill.
Alors Tom entreprit de lui expliquer "les choses de la vie", s'amusant de le voir, si innocent, piquer un fard. Puis le temps avait passé, et maintenant ils avaient seize ans. Lui n'avait encore "ramené" personne dans sa chambre, mais il ne collait plus son oreille à la porte pour écouter les bruits étranges qui en sortaient. Pourtant, quand, l'année précédente, Tom s'était enfermé avec un garçon, il s'était posé beaucoup, beaucoup de questions. Et eut une grande conversation avec son frère le lendemain...Depuis, chaque fois que leur mère s'absentait, c'était un garçon qui franchissait leur porte...





voilà, c'était juste une mise en bouche, comme dirait l'autre...la suite est écrite ( mais pas la fin), j'attends juste d'avoir trois chapitres d'avance, mais çà devrait etre rapide...
# Posté le lundi 22 octobre 2007 16:31

^^ voilà la suite...

^^ voilà la suite...
Depuis, chaque fois que leur mère s'absentait, c'était un garçon qui franchissait leur porte...


2. sous la douche

Il frotta ses yeux encore pleins de sommeil, puis finit par se lever et descendre à la cuisine. Baîllant à s'en décrocher la mâchoire, il se grattait les cheveux, les ébouriffant encore plus en s'asseyant.

"B'jour, M'man"
Elle hurla presque en le voyant torse nu.
"Bill, tu es fou, tu vas attraper la mort!Monte vite te mettre quelque chose sur le dos!"
Son jumeau lui balançà un sweat qui traînait sur le dos d'une chaise. Le rangement n'était pas leur fort.
"Le petit chéri à sa maman va être malade, il lui faut son lait chaud!", se moqua t-il.
"Gnagnagna....", fit la tête émergeant du sweat.
"Tom, arrète d'embêter ton frère!", fit elle en venant embrasser son petit brun et poser des tartines et un chocolat chaud devant lui.
"Je peux vraiment vous faire confiance, tous les deux?", demanda t-elle en les regardant alternativement. "Je pars quand même quinze jours...ce fichu meeting!Et en plein pendant vos vacances scolaires...vous m'apellerez tous les jours, hein?Vous n'oublierez pas le ménage, ni la vaisselle?Vous ferez vos lessives?Pas d'alcool, hein? Et pas de fiesta non plus pendant mon absence!"
Les jumeaux échangèrent un sourire complice.
"Bien sûr, M'man." Bien sûr. Ils font quoi, deux ados livrés à eux même dans une grande maison, sans parents à l'horizon?

"Mes petits anges à moi", soupira t-elle, remplie de fierté. "Qu'est ce que vous avez grandi cette année...On dirait de vrais hommes, maintenant...Qu'est ce qu'ils sont beaux, mes fils!"
"Et intelligents, gentils, travailleurs, parfaits quoi", ironisa Tom.
Elle leur sourit, incapable de le contredire.
"Bill, tu as du chocolat partout!", dit elle en s'approchant pour le lui enlever.Il esquiva l'attaque maternelle, s'essuya la bouche en protestant "M'man, j'peux le faire tout seul!"
"Le petit Billou chéri à sa maman à une tache de chocolat sur le visage....", continua Tom, d'un ton blasé.

Ce n'était pas que leur mère ne l'aimait pas. Loin de là. Mais Bill avait été gravement malade toute la première année de sa vie. Plus chétif que son frère, il avait fallu le placer d'abord en couveuse, puis le nourir avec un lait special pour son estomac trop fragile. Puis surveiller ses poumons.
Pour couronner le tout, quelques années auparavant, Bill s'était mis succesivement à avoir des insomnies qui pouvaient durer plusieurs semaines, puis des crises de somnanbulisme
. Systématiquement, c'était Tom qui se réveillait, ressentant l'absence de son frère, et qui partait à sa recherche. Il le retrouvait toujours à un endroit différent, dans un placard, dans la cuisine, une fois même roulé en boule dans le panier à linge de son frère. Le traitement qu'il prenait depuis n'était pas très efficace, car dès qu'il était stréssé ou nerveux,il faisait. une crise.

Elle était encore plus affolée depuis qu'il chantait, l'obligeait à porter des superpositions d'écharpes qui provoquaient toujours des rires nerveux chez le dreadeux. Echappant à la même humiliation, il avait appris la guitare. De toute façon, leur mère était toujours plus tranquille à son sujet. Tom avait été un enfant vigoureux, qui ne donnait pour inquiétude à ses parents que son comportement. Alors elle avait toujours beaucoup plus materné son petit trésor, et avait apprit à son frère à s'occuper de lui. C'était Tom qui protégeait son jumeau a l'école quand ses camarades se moquaient de sa maigreur. Lui qui se battait contre les voyous qui avaient voulu le racquetter. Lui, enfin, qui avait un peu repris le rôle de leur père quand celui ci était parti, peu après leurs sept ans.

"Il nous aime plus",sanglottait Bill, reniflant dans le t shirt de son frère."Il nous a abandonnés."
"Moi, je t'abandonnerais pas.", avait répondu Tom.
"Tu jures?"
"Je te le jure. Je te laisserait jamais, Bill.Jamais.Je serais toujours là pour toi."
Et Bill s'était jeté dans les bras de son frère, toujours en pleurant, tandis que Tom, dans des réflexions au dessus de son âge, répetait comme pour lui même :"Je serais toujours avec toi, Schnecke. Toujours."
Le résultat était que Bill ne supportait que Tom, n'écoutait que Tom,se laissait brimer par lui, n'était heureux que lorsque son frère s'occupait de lui, lui vouait une admiration sans borne et l'aimait d'un amour plein, unique, infini. Son frère était toute sa vie.

Leur mère leur fit encore mille recommandations, mit la liste habituelle des numéros de téléphones, les embrassa plus de cents fois chacun, et consentit enfin à laisser ses petits chérubins.


A peine la porte fermée, le dreadeux se leva.
"Preum's pour la douche!", s'écria t-il.
"Mééeeeeuuu!Après y'a plus d'eau chaude pour moi!", fit Bill en se levant à son tour.Ils se mirent à courir dans l'escalier, trichant, trébuchant, se poussant comme des gosses, pour arriver finalement exactement en même temps à la porte, où ils se coincèrent l'un l'autre dans l'encadrement. Tom s'appuyait de tout son poids sur sur frère, tentant de le dégager à coup d'épaule. Plus svelte que son jumeau, Bill se glissa comme un serpent dans la pièce, et entra tout habillé dans la cabine de douche, en lui tirant la langue.
"J'ai gagné, na!"(°des vrais mômes, j'vous avais prévenus...°)
"Nan, t'as perdu!", répliqua l'autre, et, sadique, Tom se précipita vers son frère, et ouvrit en grand les deux robinets d'un geste vif. Bill fut immédiatement et irrémédiablement trempé de la tête au pieds, et se mit à hurler à son jumeau qu'il n'étais qu'un méchant. Mais il aggripa le bras de Tom, qui ne s'attendait pas à des réprésailles, se laissa surprendre, et Bill le tira à lui et ferma la porte de la douche. Il se retrouva dans le même état que son frère, ses vêtements ruisselaient d'eau. (°baveeeuuuuh°)

"C'est malin, fit Tom, en lui mettant une petite tape sur la tête. Maintenant on est mouillés tous les deux."
"T'avais qu'à pas me chercher, Räuber."
Tom considéra un instant la situation.
"Tu fais ce que tu veux. Moi, j'ai dit que je prenais ma douche." Joignant le geste à la parole, il ôta son t shirt,qui commençait à peser un peu trop, (°bah oui, c'est lourd un t shirt mouillé°) le balançà par dessus la cloison, et fit de même avec son baggy. Il ne portait rien en dessous. Sans perdre contenance, il s'empara du savon et commençà à se laver.
Bill, étonné par ce que faisait son frère, ne bougeait plus. D'accord, ils prenaient encore des bains ensemble. Et il voyait son jumeau nu régulièrement. De toute façon, c'était comme si il se voyait lui même. Ils étaient pareils. Mais la cabine de douche n'était pas très grande, et, inévitablement, ils allaient se gèner. Il resta là, les bras ballants.
"Tu te laves ou tu sors, Schnecke. J'ai pas besoin de toi sous MA douche.", ricana le dreadeux.
Piqué, Bill s'énerva à nouveau.
"C'est MA douche, j'étais là le premier!" Il retira son sweat et son pantalon, les jeta au loin et arracha le savon des mains de son frère. Celui ci s'empara du pommeau de douche et le dirigea en plein sur le visage de son jumeau.
"Mééégglblllblloup."
"Tu sais même pas parler.", se moqua Tom.
"Tu me fous le jet d'eau en pleine tronche, comment tu veux que je puisse parler?"
"Cherche pas, t'es pas doué, Schnecke." Il lui en remit une couche, pour la forme.
"Glplmmbblllglleuhmééééééééééééé-euh!"

Il profita de la faiblesse momentanée de son frère -tu m'en as mis plein les yeux, çà piqueeeeeeeeeuuuuh- pour finir de se savonner et se rincer, mort de rire devant son double qui cherchait l'eau à l'aveugle pour ôter la mousse de ses yeux. (°trop choupi!^^°)
Ayant terminé ses ablutions, il laissa son frère continuer tout seul, sècha ses épaules et s'enroula dans sa serviette, la nouant à sa taille.
Bill sortit peu après, propre comme un sou neuf, et entreprit de se sècher les cheveux.
"C'que t'es maigre, remarqua son frère.Va falloir te remplumer." Pour une fois, son ton n'était pas moqueur. Il s'inquiétait de voir son double si menu. "On voit tes côtes. Je vais te faire manger, moi."
"Je suis pas maigre. Je suis comme çà, c'est tout.", s'offusqua le brun.
"Ouais. C'est pour çà qu'on voit çà."Il posa son doigt à côté du nombril de son frère, tout près de son tatouage, où la ligne de ce qu'on apelle le "muscle d'amour" se dessinait profondément dans sa chair, creusant encore sa taille déjà bien fine.
"Pas touche.C'est à moi.", grogna Bill en donnant une tape sur la main de Tom.
"Nan. T'es à moi, Schnecke."Il l'emprisonna tout contre lui, le serrant dans ses bras. Ils jouaient à çà depuis toujours.
"Seulement si t'es a moi aussi, Räuber.", répondit Bill en se laissant aller dans les bras apaisants de son frère. Aucun d'eux ne se rendait compte de l'ambigüité de ce jeu.Pour eux, c'était normal. Ils s'appartenaient l'un à l'autre, ils étaient le même corps, la même chair, le même sang, des jumeaux unis par un lien indéfectible et que personne ne pouvait comprendre.

"T'es confortable,Tom, fit le brun, ronronnant presque de bonheur contre l'épaule de son frère, frottant sa tête sur son cou. (°miaou miaou°)
"Je sais, on me le dit tout le temps..."
"J'veux pas. T'es qu'à moi." Il boudait encore. Son frère ne comprenait donc pas qu'il était jaloux de la moindre parole, du moindre geste qui ne lui était pas destiné? Son jumeau lui appartenait, pour toujours, et à jamais. Même les baisers de sa mère l'agaçaient. (°possessif, le Billou XD°)

"Allez, çà suffit. Va t'habiller, je te fais à manger", fit le guitariste en le poussant en avant.
"Mais je viens de prendre mon p'tit dèj!J'ai pas faim!
"Tu pourras pas dire non...Devine ce que je vais te faire?" (°ouh!°)
"Des...des tagliatelles?Des carbonara?", demanda Bill, bavant presque à l'avance, des étoiles dans les yeux.
"Exactement.Allez, file, tu vas attraper froid." Il lui mit une serviette sur les épaules, l'envoya d'une saccade vers la chambre, juste à côté.
Bill s'empressa de s'habiller, inquiet au souvenir de sa dernière bronchite. Il était resté alité presque quinze jours, se croyant à l'article de la mort, s'arrachant les poumons à chaque fois qu'il toussait, d'une façon déchirante. (°pourtant, il travaille pas à la mine!°). Cette fois encore, c'était Tom qui s'était occupé de lui, le veillant en permanence. Quelle qu'ait été l'heure à laquelle il se réveillait, il trouvait son frère assis à côté de lui, le regardant avec inquiétude. Déjà très grognon par nature (°comme si on n'avait pas remarqué!°), il devenait carrément imbuvable quand il était malade. Il ne supportetait pas que quiconque le voit affaibli, que quiconque s'occupe de lui. Sauf son frère. D'une patience hors du commun quand il s'agissait de son jumeau, Tom montait et descendait trente fois par jour de l'étage à la cuisine, pour rapporter les médicaments, les bouillons qu'ils lui préparait lui même -sa mère mettait trop de sel-, lui lisait un bouquin quand il avait les yeux trop fatigués pour le faire lui même...




voilà!
la suite au prochain episode!
attention, les choses s'emballent!
# Posté le mardi 23 octobre 2007 14:44
Modifié le mardi 20 novembre 2007 21:59

les choses sérieuses comencent!

les choses sérieuses comencent!
Il ne supporttait pas que quiconque le voit affaibli, que quiconque s'occupe de lui. Sauf son frère. D'une patience hors du commun quand il s'agissait de son jumeau, Tom montait et descendait trente fois par jour de l'étage à la cuisine, pour rapporter les médicaments, les bouillons qu'ils lui préparait lui même -sa mère mettait trop de sel-, lui lisait un bouquin quand il avait les yeux trop fatigués pour le faire lui même...




3 . die Karte von Amors Königreich

Il enfila un boxer noir, un jean, qui, effectivement, tombait un peu trop bas sur ses hanches, il devait avoir encore perdu deux ou trois kilos, un t shirt à manches longues noir et gris. Il s'installa pour écrire, alluma son ordinateur et mit de la musique en bruit de fond. Best Of Led Zeppelin.Son jumeau, qui mettait pas mal de temps à entretenir ses dreadlocks dont il était si fier, mettait un peu plus de temps que lui au sortir de la douche. Il se concentra sur son travail.

Quand Tom entra dans leur chambre, Bill était assis à son bureau, un calepin à spirales sous le nez, regardant fixement un point invisible sur le mur, suçotant rêveusement le bout de son crayon (°je veux être un crayon, je veux être un crayon!!!!°).Le dreadeux lui jeta un coup d'oeil anodin, qui pourtant bouleversa le cours des choses. Il l'observait sans que son jumeau le sache. L'épiait, comme un voyeur.

Et, pour la toute première fois de sa vie, sans comprendre comment ni pourquoi, Tom ne trouva pas son frère mignon, ou attendrissant. Il le trouva beau. Tout simplement beau. Et très attirant. Etaient ce ses cheveux noirs, encore luisants de quelques gouttes d'eau, coiffés au pétard à mèche? Son profil, si bien dessiné, qu'il conaissait pourtant par coeur? La façon nonchalente dont il s'était assis, battant une mesure imaginaire en cognant ses genoux l'un contre l'autre?Ses yeux, qu'il avait cernés de khôl noir et de mascara, comme tous les jours depuis deux ans?

Non.

Et quand il se rendit compte de ce qu'il regardait exactement, il paniqua.
Le Crayon.La gomme a moitié mâchonnée qui rentrait et sortait de la bouche de son frère.Ses lèvres pleines, sensuelles, qui bougeaient lentement autour du bois, et sa langue, qu'il laissait parfois darder sur la gomme, jouant avec son piercing.

Il regardait la bouche de son jumeau et s'effraya de trouver son attitude si équivoque, si sensuelle.
Et sans qu'il puisse y faire quoi que ce oit, il imagina la bouche de son frère glisser sur autre chose que le crayon. L'imagina dans ses bras, avec ce sourire qu'il n'avait qu'avec lui,rayonnant. S'imagina l'embrasser,le caresser...et même...ooh I wanna be inside of you...(°Down In A Hole, super chanson de Alice in Chain°)
NON.Il ne pouvait pas penser çà!


Ok. Inspire.Expire. T'es juste en manque, Tom. Maman n'est pas partie depuis presque un mois et tu ne t'es tapé que des filles. Donc tu as besoin de te faire un mec. Jusque là tout va bien. Cà ne veux rien dire d'autre.Agis normalement, habille toi, et prépare la bouffe. Et après, t'apellera Loïc. Ou Callan.Ton frère est très mignon et t'es en manque.T'as juste oublié une minute que c'était ton jumeau. Et tu le refera plus. Il inspira un grand coup, secoua la tête comme pour en chasser l'image particulièrement dégradante pour son frère qui s'y était installée.Ne. Pas. Penser.A. Bill. En tout cas, pas comme çà.

Il rentra dans la pièce, sortit sans un mot un pantalon de son placard, le jeta sur le lit, y envoya un t shirt. Passa à côté de son jumeau pour prendre un boxer dans son tiroir.
"Cà va, Tom?"
"Hein? Oui, oui..." Il s'habilla rapidement.
Trouver quelquechose, vite.
"Je me demandais juste si il restait...des lardons. Pour les tagliatelles."
Bill éclata de rire, devoilant ses dents blanches.Il avait vraiment une gueule d'ange, quand il riait comme çà, à gorge déployée.
"Bah si y'en a plus, j'irais en chercher...c'est pas un drame!"
"Oui..."
"Et puis Maman à dû faire le plein avant de partir, comme toujours."
"C'est vrai."
"Alors pourquoi tu fais cette tête?"*sourire colgate charmeur*
"T'écris une nouvelle chanson?", demanda Tom pour changer de sujet.
"J'essaye. J'arrive pas à trouver les mots exacts.", soupira le chanteur, dans une pose très "artiste en plein travail".
"A quel sujet?" Gott Im Himmel. Il est pas seulement beau. Il est craquant! Heureusement, son frère ne sembla pas remarquer sa voix étranglée par la boule qui venait de monter dans sa gorge. Il tourna une page de son calepin, couverte de mots lâchés dans tous les sens,les pointa du bout du crayon.
"Je pense ritournelle médiavale.Ballade.Refrain lent, guitare sèche, ou une viele,et tambour à timbre. Peut être une flûte traversière, des contrechants et des choeurs."
"Si j'ai pas le sujet, je peux pas t'aider, Schnecke."Il lui poussa l'épaule, mais sa voix sonnait faux à ses propres oreilles. Bill avait repris le suçotement de son crayon, inconscient de l'effet qu'il faisait à son double.Il se balançà sur sa chaise, s'étira, laissant son t shirt se relever et montrer quelques centimètres de peau. Une peau que Tom aurait bien voulu embrasser...Non!Pas bien!Pas embrasser!Vilain Tom!

Bill changea la musique pour lui montrer un exemple, et mit "The Wind That Shakes The Barley", la célèbre ballade irlandaise. Tom écouta les paroles, que son frère fredonnait tout bas, d'une voix grave. Il était touché par cette histoire d'amour gâché. C'était bien de son frère, cette idée! Lui qui était si délicat et un tantinet romanesque...
"Tu te souviens des cours de littérature française?Molière?", reprit Bill.
"Heu...Vaguement." répondit Tom qui pensait à mille choses, mais pas à Molière.
"Le bouquin qu'on a lu. Les Précieuses Ridicules.Ces filles stupides qui sont outrageusement parfaites, language soutenu, la bienséance..." (°genre comment il se la pète avec son ses mots savants, erf!°)
"Vouais." Sujet bien chiant, mais au moins, je pense à autre chose.
"Le sujet, c'est "Das Land der Verliebten"(la "carte de Tendre"c'estun de ses noms Allemands), qu'elles utilisent souvent comme référence."Il poussa un second soupir, tout aussi craquant que le premier. Posa son coude sur la table, appuya sa joue sur sa main , l'air absorbé par des pensées lointaines et absconses.(°genre l'auteure aussi elle se la pète avec ses phrases tordues°)
"Gneuh?"
"T'es vraiment nul. Le pays imaginaire que tu dois traverser, qui montre les différentes étapes de la vie amoureuse."
Les yeux dans le vague. Un sourire énigmatique aux lèvres...Il pense à sa vie amoureuse, se dit Tom avec un pincement au coeur qui l'agaçà. Il tentait désespérément de ne pas prêter attention aux idées qui lui traversaient l'esprit. En vain.
"Tu vois ce que je veux dire?"
"Gneuh?"
"Quel vocabulaire!, se moqua Bill. Regarde."
Il pianota sur son ordinateur, et afficha en grand la "carte de Tendre".
"Tu vois? Tu commence par "Nouvelle Amitié", et t'as deux chemins différents. Un qui mène au Grand Lac d'Indifférence, et un qui mène à Tendre, avant les Terres Inconnues. Pour y parvenir, tu dois suivre le Fleuve Inclination. Je voudrais utiliser çà pour raconter une histoire. Un garçon amoureux qui se trompe de chemin sur la carte, et tombe finalement dans la cité de l'Oubli." Il agrandit l'image, montra les monts rocheux à son frère.
"Un garçon amoureux?"
"Vui.Mais qui ne parvient pas à exprimer son amour de la bonne façon, qui détruit la personne qu'il aime au lieu de la chérir."
"C'est triste, ton truc.", observa Tom, s'efforçant de ne pas penser à ce à quoi il pensait un peu plus tôt.
"Oui, mais avant,je voudrais qu'il traverse un peu le pays, qu'il connaisse "Tendresse", "Sincérité", "Petits Soins", voir qu'il fasse un crochet par la montagne de l'Orgueil. Mais j'arrive pas à trouver les mots exacts. Qu'est ce que çà peut faire d'être rejeté par la personne que tu aime les plus au monde parce que tu es allé vers "Egoïsme" au lieu de "Grand Coeur"?"

Tom déglutit. C'était une malédiction, cette carte! Elle lui renvoyait en plein dans la figure qu'avec ses mauvaises pensées, il ne risquait qu'une seule chose: perdre son frère. Son frère qui, sans s'en rendre compte, lui racontatit sa propre histoire.Son frère,qu'il aimait tendrement, infiniment, mais pour qui, il venait de s'en rendre compte, il nourissait des désirs oscurs. Et en même temps, c'était peut être sa seule chance de "tâter le terrain", et de voir ce qu'il pensait.
Il s'éclaircit la gorge.
"Heu...j'ai bien une idée, mais tu vas trouver çà bizarre."
"Dis toujours, là j'ai le syndrome de la feuille blanche."
Il stoppa sa respiration quelques instants, et se lançà.
"Imagine que je me comporte mal avec toi. Que je te fasse du mal, volontairement. Que je sois indifférent, égoïste, perfide. Alors que je voudrais ton bonheur, je finirais par te faire du mal,te faire souffrir, tout çà à cause de mon orgueil et de ma fierté. Et je finirais par te perdre. Parce que je me serais trompé sur...la façon de te montrer que je tiens à toi. T'as plus qu'à te mettre a ma place. Et t'as ta chanson."
Bill regarda son frère, les sourcils froncés.
"Tu te sens bien?"
"Oui, pourquoi?"
"Parce que c'est rare que tu dises des choses intelligentes. Même si, évidemment, ce n'est pas exactement pareil, c'est le meilleur moyen de comprendre l'état d'esprit que je cherche."
"Evidemment, c'est pas pareil"
"C'est ce que je viens de dire, Tom"
"Je sais. Je le répète, c'est tout."
"T'es vraiment bizarre." Il replongea le nez sur sa feuille, faisant des gribouillis un moment.Ecrivit soudain quinze lignes d'un coup, sans une seule rature. La vache, il est impresionnant quand il a l'inspiration.

Puis releva la tête, regardant droit devant lui.
"Tu le ferais pas, hein?" Sa voix tremblait. Il se tourna vers le dreadeux, évitant quand même son regard.
"Quoi?" Pourquoi il est au bord des larmes?
"Te tromper de chemin avec moi? Me laisser tomber à Oubli?"
"Mais...Bill, c'est une carte pour les amoureux..."
Noyer le poisson, ne pas en profiter...
"T'as pas répondu! Moi je veux pas que tu sois indifférent! Je veux pas que tu sois mesquin! Je veux que tu sois avec moi, tout le temps, toujours, que tu sois avec moi, que tu sois à moi, et que tu n'aimes que moi!T'es à moi et pour toujours, même si tu veux plus, c'est comme çà!"

"Qu'est ce qui t'arrive à toi aussi? Bien sûr que je t'aime, tu es mon frère!", fit Tom, éludant prudemment le reste des invectives de son jumeau.

"Tu le feras pas?T'as promis de m'aimer toujours."

C'est quoi ce regard?Pourquoi il me regarde comme si je venais de le jeter? Bordel, Bill, arrête...je peux pas résister quand tu me regardes comme çà...comme quand on était mômes (°une journée sans Schmoll (eddy mitchell) est une journée bien molle, nda°), que je te passais tous tes caprices dès que tes yeux s'embuaient de larmes. J'ai jamais supporté de te voir pleurer...T'as toujours su jouer avec çà. T'as toujours su jouer avec moi. A bien y réfléchir, t'as toujours su comment me prendre et obtenir ce que tu voulais de moi...

"Je viens de te le dire."
"Dis le encore."
Putain, mais qu'est ce qu'il a? Je peux pas lui balancer "je t'aime" comme çà, moi! Je peux plus... Maintenant, çà serait....détourné....Voilà qu'il pleure, maintenant! Je peux pas le laisser comme çà! Je peux pas! Merde, Bill, me regarde pas comme çà, je vais repenser à des trucs...
Pour couper court à ses pensées incestueuses avant qu'elles ne reviennent, il fit comme il avait toujours fait quand son frère pleurait. Il le prit dans ses bras, le serra si fort qu'il avait presque peur de le casser en deux, l'embrassa dans les cheveux, essuya ses larmes du pouce.
"Tu sais que je t'aime. Et je te laisserais jamais.Qu'est ce qui t'a prit de dire des trucs pareils?"
"C'est...c'est ta faute!, hoqueta le brun,le visage enfoui dans le t shirt de son jumeau. J'ai écouté ce que tu m'as dit, j'ai imaginé que tu ... tu faisais ce que t'as dit, et q...que je te p...perdais!"
Il pleure parce qu'il a peur...que je ne l'aime plus?Je suis sensé faire quoi, moi????
"Voyons, Schnecke, réfléchis deux secondes. T'es vraiment trop sensible! C'est pour çà que tu pleures? Parce que tu as cru que je t'abandonnerais?Tu devrais pourtant savoir à quel point tu comptes pour moi..."
Il sanglottait toujours.
"Non, je sais pas."
"Ecoute moi, Schnecke, je me jetterais au feu pour toi." Oui...et de toute façon je vais brûler pour toutes les mauvaises pensées que j'ai eues. Brûler pour toi, par amour pour toi...Parce que je t'aime trop... ou pas de la bonne façon...
"Dis le encore..."implora le brun, le nez au niveau du nombril de son jumeau.Inspire...Expire...
"Bill...je crèverais pour toi.Je tuerais pour toi.Je te donnerais mes deux bras, mes deux jambes, mes yeux, tout ce que tu veux."

Et je voudrais tellement, tellement de donner mon corps....Il prit une grande inspiration.

"Tu me demandes de t'aider pour écrire ta chanson, reprit Tom, la voix étranglée, et çà te mets dans cet état. C'était juste un exemple. Et çà ne veux pas dire que çà va arriver... Je pouvais pas te dire de...."Il se mordit la langue pour ne pas continuer sa phrase.
Je pouvais pas lui dire de penser à sa copine, ou à son copain, il en a pas!Je sais même pas si il préfère les filles ou les garçons!Forcément, la seule personne qu'il aime que je connaisse, c'est moi!La question serait de savoir s'il m'ai...Putain je dois arrêter de penser à çà! C'est le festival des hormones en folies, aujourd'hui...

Je peux pas, je dois pas, j'ai PAS LE DROIT d'envisager un truc pareil avec mon jumeau.
Il lui caressait distraitement les cheveux.

Bordel, Bill, voilà que je dois te protèger de moi maintenant...

"Qu'est ce que tu pouvais pas me dire?", demanda Bill, tenant des deux mains le t shirt de son frère, se shootant à son odeur. "Tu sens bon", chuchota t il. Tom fit comme s'il n'avait pas entendu cette dernière phrase.
"Bah,j'avais pas d'autre exemple en tête, vu que tu m'as pas encore présenté ta copine." Ok.On s'en sort pas mal pour le moment.Continues comme çà, Champion, t'es sur la bonne voie!

Une toute petite voix s'éleva de son t shirt.
"J'ai pas de copine..."
Ah.
"Pis je préfère les garçons..."
C'est bien ce que je craignais...
"Mais j'ai pas de copain non plus..."
Aie. Mayday, mayday, venez m'ayday...(°celle là elle est de Reiser!°)
"Parce que y'en a pas un qui...soit comme toi..."
AU SECOURS!
"Y'en a pas un qui s'occuperait de moi comme toi."
S.O.S. please someone help me... (°Rihanna quand tu nous tiens!°)
"Y'en a pas un qui m'aimerait comme toi."
Avis tempête niveau 4, vent force 12...

Il releva ses yeux baignés de larmes vers son jumeau. De grosses coulées noires traînaient sur ses joues. Il regardait son double comme s'il était une bouée de sauvetage au milieu de l'océan,se serra plus fort contre lui.
A peine une seconde. Ce qui en soi était bizarre, vu que d'habitude il pouvait rester des heures comme çà, collé contre son frère, mais sur le coup il ne réagit pas.

"Tom..."
Tom ferma les yeux. Ne pas penser, ne surtout pas penser!
NONNONNONNONNONNONNONNONNONNONNONNONNONNONNON
"Tom...j...je crois que t'as un...un problème."

Voilàààààà
bon, ben Tom commence à avoir des idées etranges envers son ptit Billou. la question est de savoir si il en sera de meme du coté de Bill...la réponse demain soir!



je suis un peu déçue, j'ai pas mal de visites mais un seul commentaire.
donc comme j'ai un égo surdimentionné, si vous voulez lire la suite, je veux et j'exige (!) au moins cinq comm' sur chaque article!
comment je suis trop méchante!
allez, un ptit comm, c'est vite zef et çà fait plaisir!
# Posté le mercredi 24 octobre 2007 14:02
Modifié le lundi 12 novembre 2007 01:31

et après avoir commencé elles s'emballent...

et après avoir commencé elles s'emballent...
"Tom...j...je crois que t'as un...un problème."

4 le problème de Tom

Schneu?C'était pas çà qu'il devait dire! Il rouvrit les yeux, et vit que son double avait les yeux rivés sur...heu...une partie bien précise de son anatomie. Et cette partie, bien que quand même bien camouflée par la largeur de son baggy,montrait une...excroissance.

Hein? Mais depuis quand il s'était réveillé, celui là?Et pourquoi?Autant, quand Bill suçait le crayon,il avait compris,c'était concret.La jolie bouche d'un beau p'tit mec qui coulissait en rythme...Mais là?Parce qu'il s'était serré contre lui,en larmes?Non, là, c'était trop tordu pour lui...

"Tom?Pourquoi tu..."

Sans répondre à son frère, Tom s'arracha de ses bras, sortit en courant et se jeta sur le canapé de la salle de jeux.Trop le bordel dans sa tête! (°mon john, terminator 2!°)

Et dire que tout le long, il avait cru, non, il avait espéré que son petit frère lui avouerait...lui avouerait quoi, d'ailleurs?

Trop embrouillé, il posa un oreiller sur son visage et hurla un grand coup.Reprit une inspiration, et recommençà, étouffant son cri dans le tissu. Histoire de relâcher la pression.

Faisons le point:
1° on joue depuis toujours à t'es à moi et autres conneries sans que çà nous dérange, on dort ensemble les trois quart du temps, on prends même encore des bains ensemble alors qu'on a seize ans, et çà nous a toujours paru normal.
2° tout à l'heure, en le regardant, je l'ai trouvé super attirant, ce qui est déjà moins normal.
3°son histoire de chanson m'a baisé le cerveau.
4°j'ai donc cru qu'il était attiré par moi et j'ai interprété ses paroles comme je voulais
5°j'ai cru qu'il me faisait une déclaration. Mais pour lui, c'est juste parce qu'il a peur se perdre son jumeau, son double. Alors que je pensais à tout autre chose...
6°il m'avoue qu'il préfère les garçons et qu'il ne trouve personne qui soit "comme moi" avec lui...
7°petit Tom se réveille
8°il se serre contre moi et pose le doigt, enfin, le nez, sur le coeur du problème
9°je me sauve comme un lâche, et j'en suis là.

La question était de savoir pourquoi il bandait comme un âne (°appelons un chat un chat°) alors que c'était son FRERE, sa MOITIE, son JUMEAU qui se blotissait contre lui. Et en larmes, qui plus est.
Etait ce une simple réaction physiologique?Dûe à son manque d'activités sexuelles et à son égarement mental momentané vis à vis de son frère?
Ou bien était ce...autre chose?
Il éclata d'un rire nerveux.
Non,il ne pouvait pas être ATTIRE par son petit frère!

Il se moqua de lui même. Notgeil. (° obsession sexuelle due à l'absence de relations, nda°). Il avait besoin de baiser, voilà tout. De se faire un joli minet dans la journée. Et le problème serait règlé.
Restait la question ultime (°pour un million d'euros, Jean-Pierre?°): qu'allait il trouver comme excuse plausible à sortir à Bill???
Comme s'il lisait dans ses pensées, son jumeau grattait à la porte, comme un chat qu'on a oublié dehors.
"Toooom? Qu'est ce que t'as? Pourquoi t'as fermé? Ouvre moi!"

"C'est ouvert, Schnecke."
La poignée de porte s'abaissa. Bill entra, semblant ne pas savoir quoi faire de sa peau.
Merde, il est encore plus mignon quand il est gêné...
"Je peux m'asseoir?"
"Ouais."
Il s'assit,juste à côté de son double, les mains sous les cuisses, balançant ses jambes. Sans un mot.
"T'es entré juste pour t'asseoir, Bill?
"Non. Mais je sais pas quoi te dire. Je sais même pas si c'est moi qui doit parler..." Il baissa la tête, confus.
"Moi, je vais parler. Je vais te dire la vérité. Enfin, ce que j'en sais."
Le brun leva ses yeux noisette, encore tout brillants de ses larmes. Tom se grattait la tête, ne sachant pas trop par où commencer.
"Bon,ce que j'avais...je vais pas te faire un dessin. Tu sais que devant Maman, je ramène que des filles. J'aime bien aussi,mais c'est loin d'être ce que je préfère. J'ai pas...couché avec un garçon depuis un moment, et, enfin, voilà, sentir un corps de garçon contre moi, çà à éveillé ma libido. Forcément, çà m'a gèné que tu t'en rende compte, donc je suis parti." Pas trop pourri dans l'ensemble. Pas l'entière vérité, mais pas trop pourri.
Bill se dandinait sur place.

"Ce que je voudrais savoir, fit il d'une toute petite voix, si faible que Tom dût se pencher pour l'entendre, c'est...c'est si c'est de ma faute..."
Ah non! Il va pas se mettre à culpabiliser alors que c'est moi qui ne suis pas capable de me contrôler!
"Non...t'as rien fait de...déplacé...c'est moi qui ai les hormones en gang bang, c'est tout."
A ces mots, Bill rougit encore plus (°si,si, c'est possible°) et rentra sa tête dans ses épaules.Tom s'en aperçut.
Oups. Mauvaise image. Tant pis.
"C'était pas çà ma question." Sa voix n'était plus qu'un murmure.
"Ma question, reprit il en déglutissant, c'est est ce que c'est moi qui t... t'excite?".
Ah. Merde. Je dis quoi, là?
"Je sais pas trop, Schnecke.En fait, quand je suis entré,tu... tu suçais ton crayon, et çà m'a...donné des idées."
Il frisonna. J'ai du trop lui en dire, se dit Tom en se gifflant mentalement. Il est trop sensible pour çà.
"Je veux pas que çà change entre nous.Je vous pouvoir rester proche de toi.", gémit le chanteur.
"Je sais, t'inquiète. Je vais me défouler ce soir et çà se reproduira plus."Bill se tortilla,le rouge aux joues. Prit une profonde inspiration, qui semblait venir de très loin, comme s'il prenait une grave décision après avoir longuement pesé le pour et le contre.
"Je dois te dire un truc,Tom."
"Quoi?"
"C'est q...que...çà me plairait b...bien...de savoir...q...que je te...fais cet effet là." (°trop mignon quand il begaye°)

BLAM!

Sous le choc, il avait reculé, perdu l'équilibre, et badaboum, le cul sur le plancher. (°niark niark! chacun son tour!°) Bill se précipita vers son frère.

"Cà va, Räuber? T'as rien de cassé?" (°a part ton amour propre°)
Agenouillé par terre, entre les jambes de son frère, le brun était terrifié à l'idée que son frère se soit fait mal. Ou qu'il soit tombé à cause de ce qu'il lui avait dit.
"Bill, je sais pas trop ce qui se passe en ce moment, mais c'est pas...c'est pas sain. Et c'est interdit."
Regardant ses genoux, Bill gromella entre ses dents:
"Depuis quand tu t'occupes des règles?"
"Putain, Bill, essaye de te concentrer une minute!T'es en train de me dire que çà te...çà te plaît de me faire de me faire de l'effet? Que tu aimes m'exciter?"
Le blond haussa les sourcils, observant son frère, regardant piteusement le parquet.
"Je t'ai déjà dit que t'étais le seul que j'aimais.", murmura t-il pour se justifier. "Et moi je ne veux pas plaire à quelqu'un d'autre."

"Mais tu te rends compte de ce que tu dis? Comment tu veux que je me calme de mon côté, après?On est FRERES. On est JUMEAUX. C'est pas normal d'avoir des idées comme çà..."
"Ouais, en attendant, c'est pas moi qui bande en te regardant.", jeta Bill, perfide.
"Mais moi j'essaye de trouver des explications logiques, de donner un sens à tout çà, et toi tu te radine et tu me dis que t'es content de me chauffer!"
Gros silence...
"Je vais pas te mentir,non plus.", marmonna le brun.
"Bill...", commençà Tom, exaspéré.
"Tom...", répliqua son frère sur le même ton.
"C'est pas un jeu."soupira le blond, à court d'idées et d'arguments.

Ils restèrent un moment comme çà, Tom qui fermait les yeux, et essayait de connecter les quelques neurones qui lui restaient, et Bill, le regard fixé sur ses mains, posées sur ses genoux.Soudain, il les leva, les regarda comme si elles étaient la chose la plus merveilleuse du monde, et les posa à plat devant lui, sur le sol.

"Tu veux que je te le prouve?", demanda Bill, en s'avançant sur les mains.(°pour ceux qui arrivent pas à suivre, il est à quatre pattes entre les genoux relevés de son frère XD°)
"Q...quoi?"Puff...(°=bordel; nda°), mais qu'est ce qu'il faisait?Surpris, Tom recula, se cogna contre leur vieux coffre à jouets et se ruina l'épaule.

"Aaaaie. Qu'est ce que tu veux me prouver?"
"Que je t'aime...",souffla t-il en se rapprochant du visage de son double. Bill avait fermé les yeux, les lèvres entr'ouvertes effleurant déjà presque celles de Tom.

Je dois lui dire non.Je dois l'empêcher.Je dois le protèger.Il faut que je le repousse.Il faut que...

Bill posa tout doucement ses lèvres sur celles de Tom, frôlant à peine sa peau. Puis s'appuya un peu plus. Sa langue quémanda timidement l'entrée, et Tom perdit tout contrôle. Le dernier barrage de sa raison, déjà fortement entamé, venait de cèder en sentant le goût de son jumeau dans sa bouche. Il répondait au baiser de son frère,mêlant leurs langues, leur salive...
Son jumeau, son frère, son sang...La personne la plus précieuse à ses yeux. La seule personne qui comptait vraiment pour lui. Il saisit la nuque du brun pour approfondir encore leur baiser.
C'était donc çà, embrasser quelqu'un que l'on aimait vraiment? Parce qu'il l'aimait, de tout son corps, de toute son âme. Seulement jusqu'a ce jour il ne s'était pas rendu compte que c'était plus qu'un amour fraternel.C'était l'amour parfait, unique, universel.
Si un et un font un, alors ils en étaient l'exemple parfait. Son frère avait raison. Ils étaient chacun le seul amour possible de l'autre.Les seules informations qui parvenaient à son cerveau saturé étaient que c'était divinement bon d'embrasser ce garçon, que ses lèvres étaient douces, sa langue habile (°langue à bill...ok, je suis un boulet°), qu'il embrassait merveilleusement bien, que son piercing faisait naître en lui des sensations inconnues, et que, loin de se foutre du fait que ce garçon en question était son frère jumeau, c'était çà au contraire qui rendait tout si logique et si parfait. Quoi de plus normal qu'ils se complètassent autant , même en s'embrassant? Car si Bill prenait les initiatives, il se laissait ensuite entièrement guider par son frère, se laissait mener et dominer par sa langue qui venait chercher la sienne.

Après une dernière caresse à ses lèvres, il se détacha lentement de son double,ne réalisant pas encore ce qu'ils venaient de faire, une mèche des ses longs cheveux noirs etntre ses doigts de guitariste, qu'il laissa s'échapper lentement.
Puis il ouvrit les yeux et s'aperçut avec douleur que son jumeau pleurait.(°'tain, c'est un réservoir ce mec o0' , il arrête pas°).Il recueillit une de ses larmes sur son doigt, releva le menton de son frère qui s'était à nouveau figé dans une position très recroquevillée sur lui même (°Bill Kaulitz il a la turtle attitude ^^ °)

"Mais...pourquoi?"
"Tu m'aimes toujours?demanda Bill, la voix cassée (°casser laaaa voiiiiiiiix°)Même si c'est bizarre? Même si c'est interdit?Même si...."
Son frère l'interrompit en prenant son visage dans ses mains, et l'embrassa à nouveau. Scheise.Ich bin wieder geil!(°nda:merde, je suis à nouveau raide, excité°) C'était si bon. Il avait toujours rêvé de trouver quelqu'un qui l'embrassait comme çà, qui saurait exactement ce qu'il voulait, qui s'abandonnerait totalement à ses caresses, qui abdiquait, se soumettait... sous ses mains et sous ses baisers, et Bill gémissait doucement contre sa bouche, le laissa poser une main sur son cou, émettre une légère pression sur sa peau.Toute son attitude lui envoyait un signal très clair: je suis à toi, Tom ,je t'appartiens...Puis leurs bouches se déscellèrent , et ils s'appuyèrent l'un contre le front de l'autre.

"Je t'aime,Schnecke.J'espere que çà te suffit comme preuve."Il essuya à nouveau les traces de larmes sur son visage si blanc. "Je ne veux plus que tu pleures à cause de moi."

Bill se retourna et s'appuya contre le torse de son frère, toujours entre ses jambes, prit les bras du blond et les enroula autour de lui comme il le ferait d'une couverture. Tourna légèrement là tête pour l'appuyer sur son épaule, mendiant un autre baiser. Tom qui ne s'était jamais senti aussi proche de son frère, aussi "connecté" avec lui, posa ses lèvres sur son front, comme il l'avait toujours fait. Mais à cet instant précis, ce geste prit une toute autre signification. Les choses ne pouvaient plus reculer, ne pouvaient plus redevenir comme avant. Ils étaient de nouveaux "eux", un nouveau Bill et un nouveau Tom, blottis l'un contre l'autre. Pour toujours. Et à jamais. Longtemps, Tom caressa son frère, glissant sur ses bras, effleurant son cou, ses mains... Ils étaient bien.



bon bah voilà, ils avancent bien nos ptits jumeaux!
allez, encore trois comm's et je met la suite!
# Posté le jeudi 25 octobre 2007 14:49